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***** Nous voilà encore avec vous en cette fin d'année 1997. Connaissant votre adage : "ce que femme veut, Dieu veut!", nous sommes friands de découvrir ce que le Bon Dieu a encore permis aux sacrées femmes.
* Merci pour l'humour. Nous voulons d'abord, si vous le permettez, souhaiter à vous et à tous nos amis, les Voeux pour les fêtes de fin d'année. Que toutes les personnes qui ont pour nous des pensées positives trouvent ici, notre gratitude, et que l'année 1998 soit pour tous, une période de prospérité pour leurs entreprises.
* Maintenant, nous vous présentons notre rapport d'activités pour l'année qui s'achève afin que vous puissiez juger par vous-mêmes, et peut-être vous régaler...
I - Bilan d'activités
A - Recontres
B - Interventions sociales
C - Intervention auprès des autorités
D - Centre des oeuvres
II - Difficultés
III - Conclusion et suggestions.
1. La caisse secours où nous mettons à chaque rencontre la modique somme de 200 FCFA chacun et, le jour où l'une de nous a un malheur ou un événement heureux, nous y puisons. Dans cette caisse, nous avons réuni la somme de 96.000 FCFA. Cette somme nous a permis de payer les frais de santé de 15 personnes et de secourir la famille de l'une des nôtres décédée.
2. La caisse personnelle où chacun met ses économies le jour de la réunion, la somme récoltée permet de faire des prêts à court terme à un taux d'intérêt dérisoire de 5% entre les membres ayant des besoins. Nous avons totalisé dans cette caisse 280.000 FCFA.
3. La caisse ration. Ici, nous avons épargné à chaque recontre la somme de 100 FCFA chacun, et totalisé en fin d'année 52.800 FCFA. Cette somme nous a permis de nous retrouver pur fêter ensemble la fin d'année 1997.
4. La cotisation du savon et des allumettes. Etant en zone rurale, où les besoins des objets usuels de la vie quotidienne se font sentir avec acuité, nous cotisons chaque jour de réunion un morceau de savon de 400 grammes et un petit paquet de 10 boîtes d'allumettes. Pour que toutes les personnes soient servies, nous nous sommes réparties en 4 groupes de 11 individus.
Dans le souci de faire fonctionner positivement le Centre, nous avons fait appel à 3 persoonnes relevant de l'autorité religieuse et ayant de l'expérience en matière de gestion des institutions. Elles ont répondu et ont constitué une commission qui se tient une fois par mois. En plus, lorsque nous avons des difficultés, ces trois personnes font tout ce qu'elles peuvent pour nous venir en aide.
Concernant la scolarité des enfants handicapés et des enfants nés de parents handicapés, nous n'avons pas connu de difficultés à les faire inscrire dans les écoles cette année. Seuls les fournitures scolaires et les frais de scolarités posent constamment des problèmes.
Comme nous l'annoncions déjà, l'accord de principe nous a été donné avec le nom du Centre des Oeuvres de la Face Sacrée tel que nous l'avons demandé. Ce centre qui canalise les énergies des femmes handicapées tout en permettant à elles et à toutes personnes qui veulent faire route avec elles, d'exercer leurs talents, fonctionne tout en étant en construction.
Il comprend trois unités : l'unité de rééducation fonctionnelles où on rééduque les handicapés et les malades; l'unité de formation et de production où l'on forme les jeunes tout en rechechant à produire; le foyer d'accueil où on reçoit les personnes qui sollicitent nos services et qui manquent où loger, c'est souvent des gens très démunis. Voici ce qui a été fait dans chaque unité.
1 - A l'unité de rééducation fonctionnelle
38 cas ont été traités parmi lesquels:
* 20 relevant des maladie rhumatoïdes;
* 3 cas de rachitisme;
* 4 cas de polio;
* 1 cas de drépanocytose;
* 2 cas de traumatisme crânien;
* 1 cas de mutilation des doigts;
* 2 cas de fracture du fémur chez des enfants de 4 ans et 7 ans;
* 4 cas d'IMC (infirmité motrice cérébrale).
Certaines de ces personnes sont venues avec des escarres (plaies de lit), ce qui nous a donné du fil à retordre.
Nous avons encardré 5 stagiaires:
* 3 venant de la section ergothérapie de l'Université de Laval au Canada;
* 1 venant de l'Ecole de l'Ergothérapie de Lausanne en Suisse;
* 1 de l'Ecole d'Ergotherapie de Berck-sur-Mer en France
2 - A l'unité de formation et de production
Cette année nous avons formé 10 jeunes en artisanat textile et en éducation civique parmi lesquels 6 handicapées, 2 issues de parents handicapés, 2 valides de parents valides.
Nous avons réalisé:
* En couture: 60 robes adultes - 185 porte-monnaie - 10 ensembles traditionnels (Afritude) hommes - 8 robettes;
* En broderie: 300 cartes brodées;
* En crochet: 20 châles dames - 10 pull-overs bébé;
* En teinture: 20 nappes en batil et 10 draps grand lit;
* En horticulture 250 sachets de plantes ornementales - 2 plantations de polyculture vivrières destinées à la consommation au centre.
Le grave problème que nous avons ici est l'écoulement de nos articles.
3 - Au foyer d'accueil
Nous avons accueilli 58 personnes parmi lesquelles les personnes qui viennent pour la rééducation, les jeunes en formation, les stagiaires et d'autres cas qui ont sollicité notre accueil. La nutrition était assuré par des récoltes de nos plantations, les apports des parents, des sympathisants et des membres de la LISOFHAC.
Le plus grand problème ici est celui de manque d'eau.
Dans les différentes unités du Centre, de nombreuses personnes ont rendu services. Celles-ci étaient de profils variés: une ergothérapeute, un kinésithérapeute, quatre infirmiers, une assistance sociale (affectée par le gouvernement à l'association), deux agriculteurs.
Ces personnes étaient des femmes handicapées, des amis et sympathisants de l'association et des parents des handicapés. La majorité venait à titre bénévole.
Ainsi, à la rééducation fonctionnelle, nous n'avons pas de local approprié, la plupart des outils de travail se trouvent à l'extérieur sous la pluie et le soleil, ce qui gène beaucoup le déroulement du travail en saison sèche et en saison des pluies. Et les outils s'abîment à cause les intempéries. Nous manquons également de salle pour les soins infirmiers.
A la formation, nous manquons d'outils de travail dans les différents programmes particulièrement dans celui d'horticulture. Il nous manque des houes, des machettes, des brouettes, des pics, des plantoirs et des râteaux.
En couture, il manque de tissus pour l'apprentissage, de machines à coudre, de surfileuses et autres.
Au foyer d'accueil, il manque des lits et des matelas appropriés, les vivres sont insuffisant. Le manque d'eau est de taille.
Les personnes qui bénéficient de nos services sont des cas vraiment démunis, leur participation ne permet pas de répondre aux besoins du centre, aussi, le cas du personnel cause de sérieux problèmes. Jusque là, les personnes qui offrent leurs services le font de manière bénévole, certaines reçoivent juste un sous de motivation. Or pour un bon fonctionnement d'un centre social avec l'allure que nous prenons, il faut prévoir du salaire pour le personnel permanent et temporaire.
Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à trouver des solutions pour les difficultés que nous avons étalées plus haut afin que nous puissions aller de l'avant. Nous prions de trouver un peu de temps libre afin de venir voir sur place notre oeuvre.
Nous comptons sur elles.
Merci de votre bienveillante attention.
Monique Bessomo