Lydie Dooh Bunya
Auteur du roman "La Brise du jour"
Interview réalisée par Toby Susannah Watkins
  Paris, juin 1995 


Certains critiques considèrent votre livre comme une autobiographie romancée. Ont-ils raison ?

Je dirais qu'ils ont raison à quarante pour cent. Naturellement dans toute oeuvre, surtout une première oeuvre, il y a forcément des éléments autobiographiques, sauf exception. La Brise du jour ne fait pas partie des exceptions, mais plutôt de la règle. Mais pas à cent pour cent, bien entendu.

Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire ce livre ? Est-ce que vous vouliez montrer ce qu'est la vie d'une femme en Afrique à une certaine époque ? Ou est-ce que cela s'est fait un peu par hasard ?

Bien que j'aie été très tôt sensibilisée sur la condition des femmes de chez moi, au moment où j'ai écrit ce livre, honnêtement, je ne pensais pas spécialement aux femmes d'Afrique ; ou alors, si j'y ai pensé, c'était inconscient chez moi. En effet, même si je n'avais pas su écrire, cela ne m'aurait pas empêchée de voir et d'écouter ce qui se passait autour de moi quant à la condition des femmes à ce moment-là, et de me battre à ma manière, pour faire évoluer les mentalités. Mais je l'ai dit, mon but, en écrivant ce livre, n'a pas été spécialement la défense des droits des femmes. Je l'ai fait avant tout, je pense, pour voir si j'étais capable d'écrire un ouvrage de bout en bout, et qui fût cohérent. Je suis dotée d'une excellente mémoire. Avec mes souvenirs d'adolescente en rapport avec tout ce qui se passait dans le cadre de ma famille et celui des personnes proches de moi, je tanais un sujet , je savais un peu écrire et j'avais du temps. Voilà comment cela s'est fait. Pour le reste, je crois que c'est vraiment un concours de circonstances. J'aime écrire, c'est sûr. Enfin, j'avais envie de laisser derrière moi quelque chose d'écrit.

Il me semble que, dans votre roman, le thème de l'amour est très important. Et j'ai remarqué que chez la plupart des romancières africaines, c'est un thème qui revient, un thème majeur. Mais j'ai lu que pour certains critiques, cette vision de l'amour, de la vie en couple, était une vision occidentalisée. Est-ce que vous pensez que c'est vrai ?

Je ne sais pas si les critiques qui ont écrit cela sont des critiques africains ou africaines. Ne sachant donc pas de quels critiques il est question, je vais répondre dans un premier temps comme s'il s'agissait de critiques non-africains, et dans un deuxième temps comme s'il s'agissait de africains. Si ce sont des critiques non-africains qui voient dans mon livre une vision dite occidentalisée de l'amour, je dirais ceci : comme cela arrive souvent, ces personnes se font abusivement les porte-paroles d'autrui. Chez les Européens, c'est une habitude prise de longue date, à partir de la rencontre de l'Europe avec l'Afrique. Avec la traite des Noirs, l'esclavage, la colonisation et même le néocolonialisme, parler à notre place a toujours constitué un sport de prédilection pour eux. Ici, on parle pour les Africains ; là, on parle pour les Noirs ; plus loin, pour les femmes ; ailleurs, pour les enfants... Certains individus se posent en seules personnes sensées, capables de réfléchir et d'écrire sur ce qui se passe dans la vie et dans la tête des autres. Ils sont tellement certains de tout savoir et de tout maîtriser qu'ils estiment pouvoir tout se permettre... Maintenant, s'il s'agit d'Africains, cela suit à peu près le même processus. Les gens de mon âge ont souvent reçu une éducation typiquement africaine. En plus, lorsqu'ils ont fréquenté l'école dite "... des Blancs", par la force des choses, ils ont acquis par ce biais-là une deuxième éducation. C'est cet ensemble d'apports qui constitue leur éducation. c'est tout cela qui a formé leur être. Les Africains qui auraient émis ce genre de critique seraient donc, d'après moi, ceux qui ont adopté jusqu'à la caricature la manière arrogante de fonctionner des Européens. Ils ont ainsi pris sur eux d'affirmer : "Un/e/ Africain/e/ doit se comporter de cette manière-ci et non de cette autre-là." Selon les stéréotypes consacrés ou des schémas des comportements supposés être "typiquement européens" ou "typiquement africains", l'Africain/e/ doit ressentir ceci et l'exprimer d'une façon précise. Elle ne doit jamais ressentir cela, et ne doit surtout pas l'exprimer d'une manière inappropriée." Si, selon les critères ci-dessus, un/e/ Africain/e/ soit-disant "typique" se comporte donc d'une manière étrangère à sa nature d'Africain/e/, c'est qu'il -ou elle- est occidentalisé/e/. Et ici, "occidentalisé" n'est surtout pas flatteur, bien au contraire. Cela me rappelle un souvenir de 1982-83. J'avais lu un article de la Revue des Anthropologues. L'article traitait des mutilations génitales féminines, de la polygamie, de la dot, etc... Les auteures étaient des femmes européennes, des scientifiques, dont certaines des médecins. S'agissant des mutilations sexuelles féminines, elles prétendaient que les Africaines étaient excisées ou pratiquaient l'excision parce qu'elles ne ressentaient pas la douleur comme des Européennes. Elles professaient les mêmes certitudes au sujet de l'amour. Toujours les mêmes stéréotypes éculés: Quand on est africain, c'est comme ci, quand on n'est pas africain, c'est plutôt comme ça. Je me rappelle avoir répondu à cet article, en disant en substance que j'aurais compris si en parlant de la douleur ou de l'amour, ces dames avaient dit que les Africaines et les Européennes n'avaient pas la même manière de les MANIFESTER. Pourquoi ? Si on prend le cas de l'excision, par exemple, il faut savoir qu'on apprend aux petites filles qui vont être excisées qu'il ne faut pas qu'elles crient; qu'elles pleurent, qu'elles manifestent leur souffrance. Dans le cas contraire, elles attireraient la honte et le déshonneur sur tout leur clan familial. Ainsi même si elles souffrent à hurler, elles se dominent et ne hurlent pas, l'honneur de la famille étant en jeu. Mais cela ne signifie aucunement qu'elles n'ont pas horriblement mal, tout simplement parce qu'elles sont africaines. Nous avons beau être africains, sauf preuve du contraire, nous avons dans l'organisme les mêmes composants que les autres êtres humains. Et pour ce qui est de l'amour, même en éprouvant des sentiments très, très forts, par pudeur, nous faisons comme si de rien n'était. La douleur, l'amour ou n'importe quel autre sentiment se ressentent de manière totalement identique chez nous comme chez les autres humains.

En lisant les romancières africaines, c'est justement l'impression qu'on a. Car souvent, quand il s'agit de ce thème de l'amour, on voit que si l'héroïne subit une déception dans sa vie amoureuse, elle en devient extrêmement malheureuse, et dans certains cas, malade.

Comment pourrait-il en être autrement ? Parce que des illuminés en auraient décidé autrement ? Pour moi, ceux qui ont parlé de cet amour prétendument occidentalisé, ce sont sûrement des hommes, je crois, et en tant que tels, ils n'ont pas droit au chapitre. Qui leur permet de parler à la place d'une femme, de donner leur points de vue sur des sentiments éprouvés par une femme, et qu'eux-mêmes sont incapables d'éprouver puisqu'ils ne sont pas des femmes ? Peut-être que parce qu'ils sont des hommes, ils ressentent, éprouvent et manifestent l'amour à leur manière, admettons. Mais personne ne leur donne le droit de dire que les femmes leur sont en tous points identiques. Il n'y a qu'à voir comment ils prétendent imposer la polygamie à leur épouse en se figurant leur offrir par là une part de paradis sur terre ! Sans jamais percevoir un seul instant le caractère révoltant de leurs prétentions, ils estiment pouvoir imposer à leur femme ce qui serait pour eux-mêmes un affront et un crève-coeur, sileur femme, etc.

Est-ce que vous pensez que les romancières africaines ont un certain rôle à jouer, qu'elles devraient être engagées, qu'elles peuvent contribuer aux changements des mentalités ?

C'est évident. Je ne puis parler que de mon propre point de vue, bien entendu. Je crois que l'ère est passée où l'on devait écrire pour la seule beauté du texte. Elle devrait être loin, cette ère-là. On ne peut pas, on n'a pas le droit, si on a reçu un don quelconque, surtout celui de l'écriture, de se limiter à former de belles phrases. Je considère l'écriture non seulement comme un bel outil pour se faire comprendre, mais aussi comme un outil de lutte. Lorsqu'on est femme, noire, africaine, c'est d'autant plus un outil de lutte qu'on doit se battre sur plusieurs fronts : le racisme, le sexisme, toutes les autres discriminations ! Non, on ne peut pas se contenter d'aligner des mots pour leur belle musique.

J'ai quelques questions à vous poser sur la vie en Afrique : est-ce que vous y retournez souvent ?

Oui, aussi souvent que possible.

Selon vous, comment les femmes vivent-elles le mariage, la maternité, la stérilité ?

Le mariage est considéré comme le statut idéal pour n'importe quel individu de la société africaine, homme ou femme, à un âge donné. Pour ce qui est des personnes de sexe féminin, des êtres humains nés femmes, comme je dis, selon qu'elles appartiennent au monde rural ou au monde urbain, l'âge du mariage varie. Par exemple, quand on est en ville, qu'on va à l'école, ensuite au lycée, puis à l'université, cela retarde forcément l'âge du mariage. Mais quand on vit au fin fond de la campagne, on se marie souvent très tôt : quatorze ou quinze ans, sinon plus tôt encore. Il y a ainsi très souvent des mariages précoces forcés. Dans le cadre de l'action de notre organisation (le MODEFEN), nous nous battons contre ces mariages forcés et précoces. En règle générale, les filles sont mariées, et souvent mères de familles bien avant l'âge de dix-sept dix-huit ans. La maternité est vécue comme l'une des chances qu'on peut estimer avoir reçue de Dieu, lorsqu'on croit en Dieu. Rares sont les femmes qui choisissent librement de ne pas avoir d'enfant. En général, lorsqu'une femme n'a pas eu d'enfant, elle vit mal cette situation. Souvent les hommes qui prennent une deuxième femme le font parce que la première n'a pas pu avoir d'enfant, ou alors, comme on le dit avec dédain, qu'"elle n'a eu que des filles". Le mari en cherchera alors une autre pour avoir une descendance, c'est-à-dire "des fils." Parfois la deuxième ne donne pas de fils non plus. Alors, la quête du mari continuera jusqu'à ce qu'il y ait au moins un fils. Et comme on n'a pas encore compris que c'est l'homme qui détermine le sexe chez l'enfant, gare aux différentes femmes, qui sont toutes traitées d'incapables ! "Incapables de faire des fils" ! Tout sera mis sur leur dos. Une femme stérile est considérée par son mari comme la cinquième roue du carrosse. Mais c'est bien pire encore si elle perd le mari, car elle sera livrée à elle-même. Ses vieux jours ne seront pas assurés. La maternité est primodiale pour nous, non seulement pour les raisons qui viennent d'être données, mais aussi parce que pour notre civilisation, l'ETRE HUMAIN est au centre de la vie, est le centre de la vie, le centre de tout. C'est pourquoi un homme ou une femme qui n'a pas donné au monde des êtres humains est souvent très malheureux. En général, en Afrique, on ne croit pas à la stérilité des hommes. Seules les femmes le seraient.

Oui, je me demandais justement ce qui se passe quand un homme prend une première femme, qu'il n'y a pas d'enfants, puis qu'il en prend une deuxième et qu'il n'y a pas d'enfants, etc.

Pour lui, c'est la faute des femmes. Ce sera toujours la faute des femmes.

Toutes les femmes, stériles !

Eh oui ! toutes les femmes stériles. Le malheureux ! Pas de chance, hein ?

A propos de "l'homme africain", qu'en pensez-vous ? Il est dépeint de manière assez sévère chez beaucoup de romancières africaines, qui évoquent souvent l'infidélité conjugale. Une critique (Sonia Lee) a dit que dans beaucoup de cas, les romancières africaines francophones "font le procès de l'homme africain". Qu'est-ce que vous pensez de l'expression "le deuxième bureau, le troisième bureau", etc.. ?

Oh, comment dire cela sans trop d'amertume ni de souffrance. L'Afrique est mon continent-mère. Je la considère comme ma MERE. J'ai perdu ma mère-génitrice il y a peu. Ma MERE l'AFRIQUE me reste. Tout ce qui la touche est pour moi viscéral, vital. Et lorsque je vois l'image que la plupart des hommes africains, ses fils, mes frères, donnent de notre continent, j'en suis profondément ulcérée. Avec leurs comportements, ils prêtent le flanc aux pires critiques, . C'est comme si toute l'importance qu'ils accordent à la vie se situait au bas de leur ceinture. C'est comme s'ils voulaient se prouver ou prouver à d'autres la plus banale, la plus dérisoire, la plus naturelle des choses pour un être humain né mâle : qu'ils sont "mâles." Lorsqu'on est un vrai "mâle, on n'a pas besoin de le prouver, cela se sait et se voit. Ils n'ont pas besoin de parcourir tous les villages et se pavaner tels des coqs, le sexe en bandoulière. Le deuxième, le troisième, le n-ième bureau, cela obéit à une idéologie stupide : se prouver qu'on "en" a. Mais qu'on a quoi ? C'est nul. Qui peut douter qu'un homme africain est un homme, un vrai ? Pourquoi cet homme aurait-il besoin d'étaler sa virilité ? Il y a un dicton selon lequel "le savoir, c'est comme la confiture; moins on en a, plus on l'étale". Je ne voudrais pas que les hommes africains, mes bien chers frères, soient ainsi perçus, ni que leur virilité soit comme la confiture. Ils n'ont pas besoin de ces loufoqueries. Je pense qu'ils ont autre chose à prouver que leur virilité, surtout en ce moment où le continent est devenu ce qu'il est. Ce n'est même plus de la virilité, c'est du virilisme. Ce virilisme qui empêche nos hommes de prendre conscience de leur humanité. C'est insensé. Non, ils ont surtout besoin de montrer leur humanité et leur humanisme.

Et l'enfant africain ? Quels sont les problèmes qu'affrontent les enfants en Afrique aujourd'hui ?

Les problèmes les plus graves pour les enfants aujourd'hui concernent l'éducation, la santé et la pauvreté. Il y a beaucoup d'enfants et pas suffisamment d'écoles. Le résultat, ce sont des classes surchargées. Certains enfants vont à l'école le matin, d'autres l'après-midi. Lorsqu'une famille a beaucoup d'enfants, comme les moyens d'existence sont plus limités que jamais, elle supprimera de ses priorités l'école, puisqu'il lui est difficile voire impossible de régler les frais de scolarité de ses enfants. Dans certaines autres, on préférera privilégier la scolarité des garçons au détriment de celle des filles, puisque celles-ci, pour beaucoup de familles, sont destinées essentiellement à être épouses et mères. Après les Indépendances, la scolarisation constituait une priorité. A présent, de nouveau, l'école est interrompue très, très tôt pour les filles. La priorité pour elles, c'est de trouver un homme, un mari ou autre chose, pour pouvoir manger et survivre. Pour la santé, c'est encore pire. Il y a des hôpitaux où on ne trouve pas un comprimé d'aspirine. Ce n'est pas une image ou une figure de style, on ne trouve vraiment pas un seul comprimé d'aspirine. A l'hôpital, on paie pour franchir la grille, on paie pour voir le médecin, si on a de la chance. Après quoi, on paie les médicaments et on paie pour se les faire administrer. Et les pauvres, que peuvent-ils faire ? L'Afrique est en train de mourir. Les gens meurent comme des mouches. De maladie, de faim, de misère. Vous n'avez pas idée. Et pendant ce temps, on nous parle de la démographie galopante de mon malheureux continent. De qui se moque-t-on ? Quelle démographie galopante dans un continent où le Sida fait davantage de ravages que dans le reste de la planète ? Quelle démographie galopante dans un continent où la mortalité infantile reste l'une des plus élevées du globe ? Quelle démographie galopante dans un continent qui a connu successivement les guerres du Biafra, de l'Ethiopie, de la Somalie, du Libéria, de l'Angola, de l'Afrique du Sud, du Mozambique, du Rwanda, du Zaïre, et j'en oublie ? Quelle démographie galopante dans un continent où la pénurie alimentaire crée des rachitiques et carencés pour la vie, où les conditions d'hygiène posent des problèmes gravissimes ? Quelle démographie galopante dans un continent avec des pays n'ayant même pas dix personnes au km2 ? C'est vraiment insensé. Chaque fois que je téléphone chez moi, c'est pour apprendre la liste des morts. Et on oserait nous parler de démographie galopante ? Je suis révoltée, et il y a de quoi. Oui, je suis révoltée à propos de tout ce qui se trame CONTRE mon continent. Et comme je ne peux pas prendre des armes pour aller me battre contre je ne sais qui, ni fabriquer des cocktails Molotov pour aller faire sauter je ne sais quoi, je parle. Je parle et j'écris. Pour ce qui est de la prétendue dette du Tiers Monde (envers le FMI et la Banque Mondiale) on se moque du monde. Combien de centaines de fois cette pseudo-dette n'a-t-elle pas été payée ? Nous ne devons rien à personne. En fait, les créanciers, c'est nous. Quant à la démographie galopante, qu'on arrête les mensonges. Personne ne cherche l'intérêt des Africains en demandant aux femmes d'Afrique de limiter les naissances. On craint plutôt d'être submergés par le nombre des Noirs. Mais alors, qu'on ne nous prenne pas pour des imbéciles. Même en circonvenant certains pays africains, en les payant pour qu'ils fassent eux-mêmes la propagande anti-nataliste en Afrique, par-ci, par-là, on rencontrera de la résistance, car tout le monde ne marchera pas. On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.

Vous avez parlé des aspects négatifs sur lesquels se concentre la presse. Alors finalement, sur quels aspects de l'Afrique aimeriez-vous voir la presse et les médias se concentrer ?

J'aimerais, par exemple, qu'on parle des femmes africaines sur lesquelles repose tout le continent ; et de la jeunesse africaine, cette pauvre jeunesse sacrifiée. Les hommes d'Afrique ont failli, car ce sont eux qui, durant plus de trois décennies, ont eu entre leurs mains les destinées du continent de ses populations. Ce sont eux qui se sont laissés faire. C'est sous leur direction que le continent est arrivé à l'état calamiteux où il se trouve actuellement, où il est devenu la serpillière du monde. Si les femmes africaines se mettaient de la partie et partageaient le pouvoir, les choses changeraient, j'en suis certaine. De toute façon, il leur serait difficile de faire pire. Elles se battent tous les jours pour la survie de tous. Par tous les temps, elles sont aux avant-postes. Ces femmes grâce à qui l'Afrique n'a pas encore disparu de la surface du globe. Et qu'on parle de la jeunesse africaine, l'espoir saccagé, qui ne demande que des modèles fiables sur lesquels calquer ses actions, pour relever ce continent en perdition. Les femmes et les jeunes d'Afrique ne demandent qu'à montrer ce qu'ils sont capables d'accomplir pour le continent et le bien de tous, si les moyens leur en sont offerts. Avis aux responsables ! Voilà !


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Editor (jvolet@cyllene.uwa.edu.au)
The University of Western Australia/French
Last updated: Wednesday 16-April-1997.
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