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Elizabeth EWOMBE-MOUNDO Click here for English translation |
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Elizabeth Ewombé Moundo est née à Douala au
Cameroun. Après des études primaires au Cameroun, secondaires
à l'île de la Réunion et supérieures à la
Sorbonne, elle est devenue Docteur d'Etat en Psychopathologie /Anthropologie
culturelle et religieuse. Elle a par ailleurs un Diplôme d'Etudes
Approfondies en Psychologie clinique et en Sciences de l'Education. Elle entre
en service à l'UNESCO en 1990 d'abord au Tchad, puis au Rwanda comme
Représentante de l'UNESCO, et ensuite en Guinée où elle résidait en 2002. Dans la postface de son roman "Analua" (2005), on peut lire : « Elizabeth Ewombe Moundo, Camerounaise d'origine et Citoyenne du Monde de cœur et d'engagement, entretient une relation charnelle avec le Cap-Vert. Son premier roman témoigne de cette attirance organique et néanmoins lucide pour cet archipel aussi économiquement déshérité qu'il est humainement généreux. ».
Ouvrages publiés
Little toe et pebble. Conakry: Les Editions Ganndal, 2000. (24p.). ISBN 2-913326-23-4. Littérature enfantine.
![]() | ![]() Little toe, le petit orteil et Pebble, le petit caillou
Dans un pays non loin d'ici, vivait un petit orteil nommé Little Toe. Il
vivait dans une famille simple et harmonieuse avec un papa, une maman
nommés gros orteils et sept frères et sœurs de tailles
différentes. Ils appartenaient tous à la très grande tribu
des TOES. Durant des siècles, les Toes avaient vécu à
l'air libre, au bout des pieds des hommes et des animaux. Ils étaient
heureux, les Toes ; jusqu'au jour où l'homme eut l'idée
d'inventer la chaussure. Depuis lors, les Toes des humains ont dû
s'habituer à vivre enfermés dans les chaussures.
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![]() | ![]() Les coups ont sonné
Les coups ont sonné
Femme,
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| « S'inspirant de visites effectuées sur les ruines des attaques rebelles le long de la frontière guinéenne, l'auteur décrit les horreurs de la guerre et le désespoir des couches les plus vulnérables de la population. » (Quatrième de couverture) |
L'emmurement. Ivry-Sur-Seine: Editions A3, 2003. (80p.). ISBN :2-84436-014-9.
Nouvelles.
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Une grande bâtisse grise. La nuit. Les couloirs vides. Nus, les murs. Des
bouts de textes découpés dans un vieux journal. Un train siffle.
Un homme marche d'un pas lourd vers le quai. L'unique quai de l'unique gare
d'Itonda. Sa veste tient sur un ventre tendu. Un képi maladroitement
posé sur une touffe de cheveux cotonneux. Nus, les pieds. Il porte un
sifflet à sa bouche. Les joues gonflent. Son nez s'ouvre comme pour
mieux humer les odeurs du monde. Le train ne s'est pas arrêté. Les
mains agrippent le sifflet. Il prend l'air satisfait de l'homme ayant rempli sa
mission. |
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Dans ces treize nouvelles, les personnages évoluent dans des espaces et des
états intermédiaires, entre la vie et la mort, le cri et le silence,
la réalité et le rêve, l'être et le non-être. Ils évoluent au sein d'un
espace fantomatique qui frôle souvent le fantastique.
Traduire en paroles la désintégration des individus, les
identités qui vacillent, le mutisme toujours aux aguets : tel est le
projet de l'auteur qui a su créer un véritable huis-clos
physique et mental en soulignant les limites de notre entendement, délimité par nos souvenirs, nos obsessions, notre imaginaire et les mots toujours fuyants qui en déterminent les contours. (D'après la quatrième de couverture).
Titres des nouvelles
L'attente |
Analua. Paris: L'Harmattan, 2005. (156p.). ISBN: 2 7475 8329 5. Roman. [Dessins d'Hélène Cuny].
![]() | ![]() L'homme, assis sur la varangue, regardait l'achada1 s'endormir doucement au rythme de la pluie. Il aimait cette terre et l'embrassait du regard, avec un vif sentiment d'accomplissement. C'était dit. Ce serait une fille. Il ne pouvait en être autrement. Elle s'appellerait Analua. Ana car sa signification aurait une bonne influence sur l'enfant. Ana rendait grâce à Dieu dans Hosannah et composait le prénom Anatolio. Lua parce qu'elle avait été conçue une nuit de pleine lune. Les femmes avaient été conviées à préparer la fête de cette naissance unique. Il n'aurait que cet enfant-là. La jeteuse de cauris l'avait prédit. Elle ne se trompait jamais. Tout le monde le sait, aimait-elle à dire : « Les cauris ne mentent pas. Ce sont ceux qui ne savent pas "lire" leur agencement qui racontent n'importe quoi ». Dans l'achada San Felipe, chacun avait vu naître, grandir, vieillir les autres. Ensemble, ils avaient affronté tous les heurs et les malheurs. Ils étaient si soudés que tout événement individuel devenait collectif. Toute la communauté aimait Anatolio et priait depuis des années pour qu'un enfant naisse dans son humble demeure. Maintenant que l'enfant tant espéré allait venir au monde, on entourait d'attentions Jandira, son épouse. 1. Achada: Plateau
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| A la mort de ses parents, la sécheresse, la faim et la misère contraignent la jeune Analua à quitter son village avec sa grand-mère. Au terme d'un parcours semé d'embûches, elle aboutit en Europe, mais l'amour de l'homme qu'elle y rencontre ne suffit pas à la retenir et à lui faire oublier son village, aussi décide-t-elle d'y retourner pour y finir sa vie. « Cette histoire de trois générations de femmes, articulée autour de celle d'Analua, sonde l'attachement viscéral de l'héroïne au Cap-Vert. Dans ce roman intimiste aux accents poétiques où Analua dresse le bilan d'une vie faite d'amours pleinement vécues mais aussi contrariées, d'épreuves, de peurs et de blessures dont on ne guérit pas, Elisabeth-Ewombe MOUNDO s'interroge avec une rare sensibilité sur le poids du destin. » (Quatrième de couverture) |
Editor (jvolet@cyllene.uwa.edu.au)
The University of Western Australia/French
Created: 16 July 2003
Modified: 26 May 2006
http://www.arts.uwa.edu.au/AFLIT/EwombeMoundo.html